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Published on vendredi 16 décembre 2016

Angola

La littérature orale de l'Angola
 
Ancienne colonie portugaise, l'Angola a pour capitale Luanda et compte 11,2 millions de personnes. C'est un pays du sud-ouest de l'Afrique, limitrophe de la République démocratique du Congo, la Namibie et la Zambie. Le pays est situé à la charnière de l'Afrique centrale francophone et de l'Afrique australe anglophone. Il s'étend sur 1 246 700 km², ce qui en fait le septième pays d'Afrique par sa superficie. Le pays est divisé en dix-huit provinces dont la très riche et particulière Province de Cabinda qui ne  compte que 115 000 habitants mais qui, grâce à l’exploitation du pétrole, assure à l’État angolais les trois quarts de ses revenus. Le taux d'analphabétisme au niveau national se situerait autour de 40 %, mais dans les zones rurales ce taux serait près du double, soit jusqu'à 80 %.

Données linguistiques
La dernière Constitution ne contient pas de disposition à caractère linguistique. Autrement dit, le portugais est la langue officielle de facto, puisqu’il n’est proclamé dans aucun texte juridique.
Mais, selon les données démolinguistiques (2000) du Summer Institute of Linguistics de Dallas, plus de 90 % des Angolais parleraient des langues bantoues comme langue maternelle. Celles-ci sont au nombre d'une quarantaine, mais cinq d’entre elles ont le statut de «langues nationales» et comptent pour près de 80 % des locuteurs. Il s’agit du umbundu (4 millions de locuteurs), du kimbundu (3 millions de locuteurs), du kikongo (1,1 million de locuteurs), du quioco (500 000) et du ganguela (172 000). Même si le lingala (une autre langue bantoue) ne constitue pas une langue angolaise, cette langue est parlée par beaucoup d’Angolais qui connaissent le Congo-Kinshasa.
Données ethniques

Parmi les diverses ethnies qui peuplent l'Angola, quatre grands groupes forment près des trois quarts de la population. Les Ovimbundus (37 % de la population) dans le Centre et le Sud; les Kimbundus (24 % de la population) dans le Nord et le Centre; les Bakongos (13,2 % de la population) dans le Nord-Ouest; les Lunda-Tchokwés (5,4 %) dans l'Est. On peut ajouter également les Nyaneka-Humbé (5,4 %), les Luimbe (5,4%) et les Ambo (2,4%). À côté des Bantous, on trouve des peuples d'origine khoïsane (quelques milliers), issus des Boshimans et des Hottentots, qui vivent près de la frontière zambienne. Les métis représentent environ 2 % de la population. Avant l'indépendance en 1975, la communauté portugaise comptait environ 700 000 Blancs; la plupart de ceux-ci sont maintenant retournés au Portugal (environ 500 000 retornados) ou ont immigré en Afrique du Sud (env. 200 000).
Croyances et religions
Au début des années quatre-vingt-dix, près de 53 % des Angolais étaient de religion chrétienne (catholique pour les deux tiers); le reste de la population est animiste. Il existe aussi de petites Églises indépendantes, notamment l’Église tokoïste et l’Église kimbanguiste (fondée en 1921 au Congo belge et reconnue par le gouvernement angolais)
 
source : présentation du pays et données démolinguistiques proposées par l'université canadienne de Laval : http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/afrique/angola.htm

 


La littérature orale des
TSHOKWE D'ANGOLA

 
Les Tshokwé forment une population estimée à environ 600 000 personnes, qui vit dans le nord-est de l'Angola.
Selon la tradition orale, ils viendraient du pays lunda, à l'Est, d'un royaume que gouvernait la puissante reine Luéji lua Kondi. Leur héros fondateur, nommé Tchinguli, était le frère de la reine. Fâché à la suite de problèmes de famille et de succession, il décida un jour de quitter le pays. En compagnie de ses gens, il traversa le fleuve Kasaï et vint se fixer en Angola, près des sources de ce cours d'eau et du Kwangu.
Maîtrisant parfaitement le travail du fer et chasseurs exceptionnels, les Tshowké adoptèrent un mode de vie guerrier et devinrent d'intrépides combattants.
De nos jours, ils vivent dans des agglomérations sises à proximité de cours d'eau, regroupant les individus descendant  d'un même ancêtre. Ils cultivent le manioc, pratiquant la chasse, la pêche et la cueillette.
Doués d'une propension artistique exceptionnelle, ils transforment le moindre objet utilitaire en oeuvre d'art. Leur littérature orale, peuplée de créatures inquiétantes, comme le chasseur fantôme et le serpent Thoka, est bien propre à frapper l'imagination.
source : Contes tshokwé d'Angola / Recuellis par F A C. Barbosa et traduits par MC Padovani - Karthala - 1992

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Author: Stagiaire

Categories: Pays et régions, AFRIQUE, Angola

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